11 août 2026 · 2 min de lecture
CGP indépendant ou banque privée : choisir son canal
Face à un patrimoine qui se complexifie, deux canaux se présentent le plus souvent : le conseiller en gestion de patrimoine (CGP) indépendant, et la banque privée. Le choix entre les deux se fait rarement sur des critères clairs, davantage sur une réputation ou une recommandation.
Le mode de rémunération, premier point à vérifier
Un CGP indépendant peut être rémunéré aux honoraires, par rétrocommission sur les produits qu’il place, ou par un mix des deux ; le mode de rémunération conditionne directement l’indépendance réelle du conseil rendu. Une banque privée intègre généralement sa rémunération dans les frais des produits proposés ou dans des frais de gestion sous mandat, moins visibles au premier abord mais tout aussi réels.
L’étendue de la gamme de produits
Un CGP indépendant travaille en principe en architecture ouverte : il peut sélectionner des produits chez plusieurs fournisseurs, sans être limité à une seule maison. Une banque privée propose le plus souvent sa propre gamme, parfois complétée de produits de partenaires, dans une architecture plus ou moins ouverte selon l’établissement.
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Décrire ma situationLe titre ne garantit rien à lui seul
Le titre « conseiller en gestion de patrimoine » n’est pas protégé en droit français : n’importe qui peut se présenter ainsi. Ce qui est réglementé, ce sont les activités exercées séparément sous ce vocable, chacune immatriculée à l’ORIAS (conseil en investissement financier, courtage d’assurance, intermédiation bancaire). Le réflexe utile, quel que soit le canal choisi, consiste à vérifier l’immatriculation réelle de l’interlocuteur, jamais à se fier au seul intitulé du poste ou de la structure.
Ce qui devrait vraiment trancher
Le bon choix dépend moins de la structure que du besoin : un accompagnement large sur des sujets variés (rémunération, immobilier, transmission) oriente plutôt vers un CGP indépendant capable de couvrir tous ces sujets ; une gestion sous mandat, déléguée et suivie par un seul établissement, oriente plutôt vers une banque privée. Les deux canaux ne s’excluent pas nécessairement : certains dirigeants les combinent selon les sujets.
Quel que soit le canal envisagé, la première étape reste souvent la même : établir un bilan patrimonial qui clarifie le besoin avant de choisir l’interlocuteur.
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